Découvrir Sautron

Douceur de vivre entre Cens et Chézine.

Histoire de la ville

Les origines du nom

Les historiens de Bretagne font mention de Sautron en 1025 à propos de sa forêt. Le titre le plus ancien qui nomme cette paroisse, en date de 1123, la désigne par le mot latin « Saltera », mot qui désignerait une éminence entourée de sources. D’après Phelippes-Beaulieux, Saultron ou Soultron semble tirer son étymologie de deux racines celtiques qui signifient soleil et vallon.

Le bourg et son histoire

Le destin de Sautron fut, dès l’origine, lié à celui des Namnètes. Ceux-ci à l’époque des invasions étaient constitués comme leurs voisins les Vénètes en république. Après quatre siècles d’administration romaine qui amenèrent paix et prospérité, succédèrent des siècles d’invasions et de guerres intestines. Sautron, comme toute la région, passa de nombreuses fois de la souveraineté des Ducs de Bretagne à celle des Rois de France.
Aux XVe et XVIe siècles, Sautron connut les troubles provoqués par les guerres de religion. C’est peut-être à cette époque que la Linière (la Mairie actuelle) fut incendiée.
La première mairie date de 1790, le Conseil Général de la paroisse était alors composé de Thomas Bernard, maire et de Jean Chatellier, procureur de la commune ainsi que deux officiers municipaux, Jacques Cormier, François Megraud et quelques notables, Jean-Baptiste Bernard, Jean Mabit aîné, Jean Mabit jeune, Jean Lebeau, Pierre Brosseau et Jean Allain.
En 1836, Sautron comptait 950 habitants, il restait seulement 930 habitants en 1865. La courbe ascendante reprend, en 1914 996 habitants, 1229 en 1968, 1975 en 1971, 3722 en 1978, 6048 en 1990. Au dernier recensement de 2007, la commune comptait 6806 Sautronnais.

La forêt de Sautron

Elle était très grande et tient un rôle très important dans l’histoire du pays. Elle s’étendait depuis les portes de Nantes (de ce temps-là) jusque sur les communes de Saint-Herblain, Couëron, Sautron, Orvault et Treillères. Elle fut longtemps la propriété des Ducs de Bretagne puis vers 1275 entre dans le domaine de l’évêché de Nantes où elle resta en partie jusqu’en 1790…
Cette forêt fut longtemps quasi impénétrable et dangereuse à ceux qui s’y risquaient, on la disait hantée par de gigantesques animaux.

Sautron, centre de meunerie

On a de la peine à le croire aujourd’hui, pourtant, sur le Cens qui était sans doute plus profond et plus large que maintenant, de nombreux moulins permettaient le ravitaillement en farine de la région.

Sautron vers les années 1830

Louis Phelippes-Beaulieux nous en laisse une description savoureuse : « le chef-lieu de la commune d’abord groupé autour de l’église, (qui se trouvait au centre du cimetière ancien) s’est prolongé, depuis 1790, des deux côtés de la route. Il renferme une agglomération de 77 feux, et contient 332 habitants. Les maisons sont encore couvertes de tuiles et quelques-unes de chaume ; (…) L’Eglise, placée sous le vocable de Saint-Jacques et de Saint-Philippe, peut remonter vers le XVe siècle. »

Sautron des années 1830 à nos jours

  • 1840 Construction de l’église à sa place actuelle
  • 1865 Construction du presbytère
  • 1879 Construction de l’école libre des filles
  • 1906 Construction de la brigade de gendarmerie sur le Champ de Foire
  • 1914-1918 La commune paie un lourd tribut à la Grande Guerre, 37 morts. Sur 996 habitants, 200 furent mobilisés.
  • 1966 Début de l’urbanisation par la création d’un premier lotissement de 236 lots, s’étendant sur 2 fermes de 20 ha, le « Val du Cens ». Suivront ensuite, « la Bretonnière » en 1971, « la Bastille » 1977-1980, « Les Bois Goulets » en 1989, « la Hubonnière » 1994 et enfin dernièrement « les Muguets » en 2001 et le lotissement de « l’Orée du Bourg » en 2002.

 

Parallèlement, sur la même période, de nombreux équipements communaux ont été construits ou aménagés afin de répondre aux besoins suscités par le développement urbain de Sautron :

  • 1970 le groupe scolaire de la Rivière
  • 1986 acquisition de la Linière pour y aménager le bâtiment actuel de la Mairie principale
  • 1989 l’Espace Phelippes Beaulieux
  • 1991 la résidence de la Blanchardière
  • 1997 l’Espace Saltéra (1ère tranche)
  • 1998 le Multiaccueil
  • 2001 aménagement de la bibliothèque
  • 2005 l’Espace de la Vallée
  • 2007 l’Espace jeunes
  • 2008 la Halle couverte de tennis